Intervention de l’Ambassadeur à la première conférence internationale sur les médicaments contrefaits organisée par Sanofi à Tachkent (9 juillet 2019) [ru] [uz]

L’Ambassadeur de France en Ouzbékistan Son Excellence Madame de Villemeur est intervenue à Tachkent lors de la première conférence internationale sur la lutte contre les médicaments contrefaits, coprésidée par M. Sardor Kariev, Directeur de l’agence du développement de l’industrie pharmaceutique et M. Edmond d’Arvieu, Chef de la sécurité de l’entreprise Sanofi. Sanofi est une entreprise française et 3ème groupe pharmaceutique mondial. Elle a souligné les risques considérables que fait courir la contrefaçon pour la santé publique, les patients croyant prendre par exemple un antibiotique mais avalant une substance sans effet.

La contrebande et les importations parallèles font espérer des importations moins coûteuses mais facilitent et encouragent la contrefaçon. Surtout, cette dernière compromet les conditions de transport et de conservation ; si un vaccin sort du frigidaire pendant un trajet non contrôlé par la compagnie, il peut perdre toute son efficacité, voire mettre en danger le patient qui croit être protégé ou causer des dommages irréparables à sa santé. La vente par internet et l’autodiagnostic sont particulièrement dangereux et participent massivement à l’essor des ventes de médicaments contrefaits sur les plateformes en ligne.

L’Ambassadeur a donc rappelé dans son allocution l’importance que la France et l’Europe attachent au respect de la propriété intellectuelle afin de préserver la santé publique et encourager la recherche scientifique. La lutte contre les médicaments contrefaits nécessite une coopération internationale entre les autorités, les entreprises pharmaceutiques, et la société civile. Pour rappel, la lutte contre la contrefaçon et plus largement le respect de la propriété intellectuelle est un volet important des négociations GSP+ et APCR entre l’Ouzbékistan et l’Union Européenne.

Dernière modification : 30/08/2019

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