Coopération en archéologie et préservation du patrimoine

On compte actuellement, sur le territoire ouzbek, quatre missions archéologiques, qui travaillent sur des sites et des époques différentes, en partenariat avec l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de l’Ouzbékistan, auxquelles s’ajoute le projet de restauration de la « Peinture des Ambassadeurs » au Musée d’Afrasiab à Samarkand. Les missions archéologiques sont subventionnées par le ministère français des Affaires étrangères via la Commission consultative des recherches archéologiques à l’étranger. Le projet « Peinture des Ambassadeurs » est financé par des contributions de différents pays dont la France.

Mission Archéologique Franco-Ouzbèke de Sogdiane (MAFOUZ-Sogdiane)

Créée dès 1989, c’est la plus ancienne mission. Elle est co-dirigée par M. Frantz Grenet, Professeur au Collège de France, et M. Mutalib Khasanov, chercheur à l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de l’Ouzbékistan. Ses travaux, qui se déroulent à Samarkand et sur plusieurs autres sites, portent sur toute la période historique de la Sogdiane, des débuts de l’âge du fer aux invasions mongoles (13ème siècle). Cet éventail chronologique permet d’aborder des thématiques importantes : origines du zoroastrisme, géographie historique de l’Asie centrale en général, grand commerce sogdien.

Mission Archéologique Franco-Ouzbèke de Bactriane Septentrionale (MAFOUZ-Bactriane)

Créée en 1993, la mission est dirigée par M. Pierre Leriche, Directeur de recherches au CNRS, et M. Tuhtash Annaev, Professeur à l’Université de Termez. Les travaux se concentrent sur le site de Termez dans le Sourkhan-Daria, à la frontière de l’Afghanistan, avec pour objectif d’étudier le peuplement, la mise en valeur et l’urbanisation de cette région, depuis la conquête d’Alexandre-le-Grand jusqu’à l’arrivée de Gengis Khan.

Mission Archéologique Française Ajakagytma sur la Néolithisation en Asie centrale (MAFANAC)

Créée en 2005, la mission est co-dirigée par Mme Frédérique Brunet, du CNRS, et M. Muhiddin KHUDZHANAZAROV, de l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences. Ses travaux, dans le désert du Kyzyl-kum, portent sur la culture néolithique de Kel’teminar (7ème - 4ème millénaires). Celle-ci témoigne de la plus ancienne domestication des bovins en Asie centrale et d’une culture matérielle très riche, qui associe les traits d’une société de chasseurs-cueilleurs-pêcheurs de tradition mésolithique à des caractères néolithiques.

Mission Archéologique Franco-Ouzbèke dans l’oasis de Boukhara

Créée en 2009, la mission est conduite par une équipe du Musée du Louvre/Département des arts islamiques, sous la direction de M. Rocco Rante, et par une équipe de l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences d’Ouzbékistan, sous la direction de M. Dj. K. Mirzaakhmedov. Elle travaille dans l’oasis de Boukhara, notamment sur les sites de Paykend et de Romitan. La mission se concentre sur les époques islamiques, depuis la conquête arabe jusqu’à l’abandon de la ville qui semble dater des 16ème-17ème siècles.

Projet de restauration de la « Peinture des Ambassadeurs » au Musée d’Afrasiab (Samarcande)

Le projet de restauration de la « Fresque des Ambassadeurs » a été lancé en avril 2014, à l’initiative du ministère de la culture et des sports d’Ouzbékistan (Musée d’Afrasiab) et de la Mission archéologique franco-ouzbèke de Sogdiane (MAFOUZ), sous la responsabilité de Mme Géraldine Fray, restauratrice. Découverte par hasard en 1965, cette peinture, qui date du 7ème siècle de notre ère, a pour thème les relations diplomatiques du roi Varkhuman avec les Etats voisins, notamment la Chine. Il s’agit d’un ensemble unique en Asie centrale, qui constitue probablement le meilleur témoignage de l’Age d’Or de la Route de la Soie. Cette peinture nécessitait une restauration urgente, sous peine de disparaître. Un appel de fonds international a permis de réunir les moyens nécessaires à cette restauration, qui devrait durer 4 ans.

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Signalons qu’un pavement timouride de l’Ak-Saray à Shahrisabz a été restauré par une entreprise française (SOCRA) sur financement du Conseil général de Dordogne et du ministère français des Affaires étrangères. Les travaux qui ont duré 2 ans se sont achevés en mai 2014 et le pavement, protégé par une structure de briques, est maintenant accessible aux visiteurs.

Dernière modification : 14/06/2016

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